Déf. "reprise intermédiaire" doublage grande haute

Ce forum traite de l'isolation et du chauffage. Posez vos questions concernant le choix des isolants, les règles à respecter pour l'étanchéité à l'air, l'inertie thermique, les ponts thermiques, l'isolation répartie, intérieure ou extérieure (ITE)... La ventilation, indissociable de l'isolation, est également traitée sur ce forum.

Modérateur : Modos

Répondre
Fril
Messages : 2
Enregistré le : 15/06/16 07:48

Déf. "reprise intermédiaire" doublage grande haute

Message par Fril »

Bonjour !

Ma question est en lien avec la description d'un article de CCTP dans l'aménagement d'une salle des fêtes (réponse fictive dans le cadre d'un examen à un appel d'offre public réel datant de 2012).

Je vous poste l'article pour que vous puissiez cerner l'ouvrage en question :

DOUBLAGE GRANDE SALLE
NB : La salle en question fait approximativement 8m de hauteur.
Localisation : En périphérie du local repéré 1.06 : GRANDE SALLE sauf au droit du mur
Sud.
Doublage de grande hauteur de type High-Stil de PLACO ou équivalent, et composé en
particulier de :
- 1 ossature en acier galvanisé, avec montants doublés de 70 mm de largeur.
- 1 reprise intermédiaire adaptée au support type pattes de scellement ou équivalent,
- 1 matelas de laine de roche avec pare-vapeur, 140 mm d'épaisseur pour un λ = 0.035.
- 1 plaque de plâtre haute dureté à faces cartonnées à bords amincis de 25 mm
d'épaisseur.
Complexe bénéficiant d'un Avis Technique du C.S.T.B..
Mise en oeuvre suivant Norme-DTU NF P 72-203-1/2 (DTU 25.41) et recommandations du
Fabricant.
- Montants doubles,
- Les chants apparents recevront une protection équivalente à 1 cm de plâtre dur, avec
traitement de finition des angles par bandes armées aluminium.
- Réalisation des réservations nécessaires aux autres corps d'état.
- Sujétions pour réalisation des parties courbes.
- Fourniture et pose des ossatures et renforts complémentaires assurant la rigidité des
cloisons et la fixation des appareils de chauffage, de plomberie, de sécurité incendie,
accessoires, etc...
- Les ossatures du doublage serviront également de support à l'habillage bois de la
grande salle.
L'isolant viendra en butée contre le cadre dormant de la menuiserie, pour assurer la
continuité de l'isolation.
Dissimulation des joints par enduit de collage, bande d'armature et enduit de finition, ainsi
que les raccordements entre matériaux différents
À charge:
Du lot n° 14 : ELECTRICITE COURANTS FORTS – COURANTS FAIBLES :
La fourniture des conduits I.C.T.L et I.C.A.
Du présent lot : La pose des conduits I.C.T.L et I.C.A. dans le complexe sous la
responsabilité du lot n° 14 : ELECTRICITE COURANTS FORTS – COURANTS FAIBLES.

Fin de l'article.

J'ai eu beau chercher, sur le site de Placo, les DTU et autres normes ou guides CSTB, taper "reprise intermédiaire bâtiment" sur Google, rien n'y a fait. Qu'est-ce que c'est exactement ? Dans quel cas faisons-nous une reprise intermédiaire ? Comment cela se met en œuvre ?
A mon avis, la prescription du système date un peu puisque Highstill ne propose que des rails de 100mm, or l'isolant est de 140mm (ou bien peut-être que l'on considère que l'on peut tasser l'isolant ?? Ou que l'architecte a copié-collé ?), et des parements en BA13 ou 10 il me semble, donc je me suis tournée vers l'autre système proposé par Placo : Megastill. Hauteur maximale 23m, parement de 25mm, parfait, mais là encore aucun détail sur les reprises intermédiaires à part que l'"on choisit cette solution technique dans le cas où on ne peut faire de reprise intermédiaire"... Mais j'en n'ai toujours aucune idée vu que je ne peux pas deviner la nature de cette chose.

Merci d'avance, si les questions d'étudiants sont aussi dans vos critères pour y répondre :)

Avatar du membre
JL
Messages : 1833
Enregistré le : 14/06/01 10:49
Localisation : Paris

Message par JL »

Bonjour,
Une reprise intermédiaire est par exemple une patte de scellement (scellée dans le mur) et vissée sur les montants de l'ossature qui évite le flambement des rails d'ossature sur une grande hauteur et assure un meilleur maintien. On retrouve ce terme dans des catalogues Placo, par exemple.
Quant à l'épaisseur d'isolant par rapport à l'ossature, il peut très bien être placé derrière cette ossature et pas forcément entre les montants. Cela dépend de l'emprise au sol sur la pièce que l'on veut limiter ou non.
J'espère vous avoir un peu éclairé.
Une fois que le bateau a coulé, tout le monde sait comment on aurait pu le sauver.

Fril
Messages : 2
Enregistré le : 15/06/16 07:48

Message par Fril »

Merci beaucoup !
Effectivement ça m'éclaire un peu mais il me vient d'autres questions plus précises pour bien comprendre les enjeux :
Vous dites "par exemple". Qu'existe-t-il d'autre et dans quel(s) cas les utilise-t-on ?
Vous dites "scellée dans le mur". Comment ? Il faut la mettre dans du béton frais ? Je n'ai pas bien saisi l'action mécanique précise de cet accessoire. J'ai vu un schéma préconisant de la mettre entre deux montants, et ayant l'air de reposer sur le mur (même si le mur n'était pas représenté) et non pas être scellé, alors je ne comprends pas.
L'on est bien d'accord qu'une patte de scellement ne se met qu'aux montants côté extérieur dans le cas où l'on a des montants doubles (de largeur inférieur à celle des rails), et non pas aux montants intérieurs ?
Je ne sais toujours pas dans quel(s) cas on ne peut faire de reprise intermédiaire. Le savez-vous ?
En ce qui concerne l'isolant, oui, j'ai vu dans le DTU les différents modes de pose. Mais c'est presque un autre sujet et là encore ce n'est pas évident puisqu'il est dit que les plans priment sur le CCTP, et les plans préconisent une certaine largeur totale. Largeur qui n'a pas l'air de pouvoir être respectée si l'on veut un isolant de 140mm, mais j'approfondirai ça plus tard.

Avatar du membre
JL
Messages : 1833
Enregistré le : 14/06/01 10:49
Localisation : Paris

Message par JL »

La hauteur préconisée avec une ossature métallique pour isolation dépend de plusieurs facteurs. De la taille des montants métalliques, de leur utilisation simple ou doublée (dos à dos), de leur entraxe de pose, de la présence d'appuis intermédiaires et de l'épaisseur de (ou des) plaque de plâtre utilisée. Toutes ces données sont généralement reprises dans les guides de conception des fabricants.
Pour une ossature simple, à hauteur d'étage, si l'on utilise des montants de base, de faible largeur, il faut renforcer l'ossature avec des appuis intermédiaires, fixés au mur et emboîtés dans les montants. Ce peut être des appuis en plastique, en métal, directement scellés au mur ou fixés sur un rail lui-même fixé au mur.
Par exemple si vous utilisez des montants M26, avec une plaque de plâtre de BA 13, vous devez poser un appui intermédiaire à partir de 1,50 m du sol.
Si vous utilisez deux montants dos à dos, cet appui devra se trouver à 1,80 m.
Si vous utilisez des montants M48 (donc plus larges) et que vous les doublez (dos à dos), avec une plaque de BA13, la hauteur d'appui intermédiaire se situe à 2,50 m. Donc dans une pièce classique à hauteur d'étage, vous n'avez pas besoin de poser d'appui intermédiaire.
Sur la doc Placo, il est préconisé une patte de scellement pour les grandes hauteurs. Une patte de scellement est la même chose que l'on utilise pour installer un bâti de porte ou de fenêtre. Elle doit être scellée dans la maçonnerie. On fait un trou et on la scelle avec du plâtre ou du ciment prompt, selon la nature du mur. Elle se pose entre les deux montants métalliques posés dos à dos et est vissée à travers ces montants.
La patte de scellement se place donc entre le mur et les montants.
Une fois que le bateau a coulé, tout le monde sait comment on aurait pu le sauver.

Répondre